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Sucé-sur-Erdre, une commune tournée vers sa rivière

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Sucé-sur-Erdre est une commune de charme de Loire-Atlantique. Située à 16 kilomètres au nord de Nantes, elle borde les deux rives de l’Erdre. La rivière offre ici de somptueux paysages. Un cadre bucolique idéal pour se balader et se détendre.

Port Sucé-sur-Erdre

Le port de plaisance de Sucé-sur-Erdre en aval du pont

L’Erdre a modelé l’identité de Sucé-sur-Erdre. La commune est séduisante et tranquille, comme la rivière. Rives boisées, belles demeures, coquet port de plaisance, elle attire aussi bien les promeneurs du dimanche que ceux qui recherchent un cadre de vie élégant. Son port abrite des embarcations très diverses, car les abords de la commune sont un véritable paradis pour les amateurs de navigation en eau douce. 

 

L’un des plus beaux méandres de l’Erdre

L’Erdre est particulièrement belle à Sucé-sur-Erdre. La commune est lovée sur les deux rives d’un méandre formant un coude. La largeur de la rivière est impressionnante, avoisinant les 200 mètres. Elle n’en demeure pas moins paisible, ce qui n’est pas pour rien dans l’impression de calme et de sérénité qui émane des lieux. 

Si l’on s’éloigne un peu du bourg, et de son port de plaisance, aussi bien vers l’amont que vers l’aval, on est fasciné par les proportions que prend l’Erdre. 

Au nord, la plaine de Mazerolles atteint les dimensions d’un lac d’environ 4 kilomètres de long sur une largeur avoisinant le kilomètre. 

Au sud, l’Erdre prend l’aspect d’un fleuve pour approcher les 400 mètres de large. Cette configuration fait le bonheur des amateurs de loisirs nautiques et réserve aux promeneurs des perspectives grandioses. 

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L’Erdre, en aval du pont

Ces paysages ont été façonnés par l’homme. En effet, au VIe siècle l’évêque Félix ordonna la construction d’un barrage sur l’Erdre, au niveau de l’actuel pont de la Motte-Rouge à Nantes. Cet édifice fit monter le niveau de l’Erdre d’une manière considérable et la rendit navigable. La rivière n’était jusque-là qu‘un ruisseau peu profond coulant au milieu de vastes marécages. 

 

L’Erdre dans l’histoire de Sucé

Le nom de Sucé, que l’on rapproche généralement de sulcum, mot latin signifiant sillon, se rapporterait donc à l’aspect de la rivière avant la montée des eaux. 

Les historiens locaux contestent cette origine étymologique. Leurs recherches démontrent que l’origine du nom de la commune provient de Sulcius, patronyme du propriétaire des lieux à l’époque gallo-romaine. 

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le village de Sucé était coupé en deux par la rivière. Le pont et la chaussée qui permettent aujourd’hui de passer d’une rive à l’autre ne furent construits qu’entre 1869 et 1871. Avant cela, un bac permettait de traverser l’Erdre. 

Cette configuration particulière a influencé l’histoire de Sucé. 

Au Moyen Âge, le bourg situé sur la rive droite appartenait aux seigneurs de Blain, les Rohan. La rive gauche était propriété de l’évêque de Nantes, qui d’ailleurs en avait fait sa résidence d’été. 

Au XVIe siècle, les Rohan se convertirent au protestantisme. L’édit de Nantes (1598) les autorisa à pratiquer leur culte sur leurs terres de Sucé. Un temple fut construit dans le bourg. Les fidèles nantais purent s’y rendre chaque dimanche en bateau. Ce temple fut détruit en 1685, sur ordre du parlement de Bretagne, quelques semaines avant la révocation de l’édit de Nantes. 

Tout au long du XIXe siècle, Sucé devint un lieu de villégiature prisé des Nantais aisés, amateurs de régates. Les châteaux et manoirs abandonnés pendant la Révolution furent rénovés, dont ceux de Chavagne et de La Jaille, propriétés de la famille Descartes, et où le philosophe séjourna à de nombreuses reprises.  De belles demeures et des résidences secondaires furent aussi construites.  

 

L’Erdre au coeur de l’économie et de l’identité sucéenne

La beauté des paysages et l’amélioration des diverses voies de communication (pont, routes, chemin de fer, transport fluvial) firent rentrer toujours un peu plus Sucé dans l’orbite de Nantes, attirèrent de plus en plus de promeneurs, d’amateurs de belle plaisance et de pêche à la ligne. 

La tendance s’est confirmée tout au long du XXe siècle. D’ailleurs, pour affirmer le lien intime qui lie la commune à la rivière, Sucé s’est rebaptisée Sucé-sur-Erdre en 1975. 

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En 1981, le conseil municipal a adopté un blason, « d'azur au pont mouvant des flancs soutenu d'une tierce ondée le tout d'argent ; au chef du même chargé d'une feuille de nénuphar de sinople accompagnée de deux mouchetures d'hermine », où l’Erdre et le pont la franchissant sont mis en avant. Depuis plusieurs décennies, dès que la météo se montre clémente, les rives de l’Erdre de Sucé attirent randonneurs et flâneurs comme un aimant.  

Pendant le printemps et l'été, barques, bateaux à moteur ou électriques, péniches, pédalos, gondoles vénitiennes, canoës et voiliers sillonnent les flots. 

Enfin, chaque année, à la fin du mois d’août, la foule se presse pour assister aux concerts et aux manifestations nautiques du festival des Rendez-vous de l’Erdre.