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La Chantrerie

Le parc de la Chantrerie est situé à Nantes, dans le quartier de Gachet, sur la rive gauche de l’Erdre. Avec sa belle demeure, datant du XIXe siècle, entourée d’un parc de 17 hectares, c’est un lieu de promenade particulièrement prisé des Nantais.  

 

Séquoia du parc de la Chantrerie

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Séquoia dans le parc de la Chantrerie

Le parc de la Chantrerie dit “La Chantrerie” est un lieu enchanteur. L’endroit est absolument parfait pour se balader, bouquiner, faire du sport, aller à la rencontre des animaux de la ferme, piquer un somme sur l’herbe, se retrouver entre amis (ou en famille) pour un pique-nique au bord de l’eau.   

 

Des arbres remarquables à contempler

La Chantrerie est un écrin de verdure en bordure de l’Erdre. L’un des plus beaux endroits accessibles à tous pour admirer la rivière. 

Il existe trois entrées pour accéder au parc de la Chantrerie. Elles sont toutes localisées sur la route de Gachet :

  • À l’intersection du chemin de Boisbonne et de la route de Gachet ;

  • Entre l’entrée de l’école vétérinaire et de la ferme pédagogique ;

  • Au bout de la route de Gachet (qui se termine par un cul-de-sac). 

 

Carte de localisation du parc de la Chantrerie :

Dès que l’on franchit la grille de l’entrée principale, le regard ne peut manquer de se poser sur un châtaignier au tronc tortueux, et particulièrement imposant.  

Ce vénérable est âgé plus de mille ans. Il est l’un des plus vieux arbres de la région. Au moment où ses branches commencèrent à s’élancer vers le ciel, les Vikings ravageaient les côtes nord de l’Europe, et Robert le Pieux (972-1031), fils d’Hugues Capet, était roi de France.  

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Le châtaignier millénaire du parc de la Chantrerie

De nombreux arbres remarquables sont plantés dans le parc. Il est possible d’y admirer de superbes cèdres, des pins parasols, un séquoia, des cyprès, des hêtres, des châtaigniers, et des chênes centenaires. 

Pour visualiser les emplacements des plus admirables d’entre eux, cliquer ici.

 

La ferme pédagogique

Pendant longtemps, la Chantrerie a été un vaste domaine agricole appartenant à l’Église. Les revenus qu’il générait servaient à entretenir les chanteurs (chantres) de la chorale de la cathédrale de Nantes. La maison de la ferme servait de lieu de villégiature au principal d’entre eux, le grand chantre. 

En dehors des champs, le domaine alternait les parcelles consacrées aux labours, à la vigne blanche, aux bois de chênes, de châtaigniers et de hêtres. Sa superficie était d’environ 44 hectares, selon un état de section (l’ancêtre du cadastre) de 1799.  

Pendant la Révolution, les biens de l’Église furent confisqués pour devenir des biens nationaux, puis vendus.  

La Chantrerie fut mise aux enchères en 1791. Elle devint un domaine privé, et le resta jusqu’en 1972, date à laquelle elle fut rachetée par la ville de Nantes. Une partie des terres de la propriété permirent de construire l’école vétérinaire. Le reste, 17 hectares, devint un parc public.

Aujourd’hui, la ferme, avec ses animaux (vaches nantaises, moutons de Belle-Ile, cochons Blanc de l’Ouest, etc.), son potager, ses ruches, est ouverte au public tous les dimanches des mois de mai, juin, septembre, et la moitié du mois d’octobre. En semaine, la ferme accueille les scolaires. 

Les ruches de la ferme de la Chantrerie

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Les ruches de la ferme pédagogique

C’est évidemment un espace de découverte privilégié pour les enfants, et aussi pour les plus grands. De nombreuses animations (dégustations, mini-concerts, promenades en calèche, etc.) sont proposées lors de ces dimanches. 

 

Une belle demeure du XIXe siècle

Certains l’appellent « château », d’autres « manoir », d’autres encore « folie », enfin, pour les habitués, c’est simplement « la Chantrerie ». 

Pour le ministère de la Culture, il s’agit d’une « villa ». C’est ainsi qu’elle est nommée depuis 1997, année où elle a été classée monument historique

En 1831, Louis Lévesque épouse Anne-Clémence Blon. C’est le père d’Anne-Clémence Blon, Etienne Blon, qui a fait édifier un manoir de 1 300 m2 sur la propriété.

Il a aussi fait construire une chapelle, achevée en 1836. 

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La chapelle de la Chantrerie, en cours de rénovation en 2020

En 1860, Louis Lévesque et son épouse Anne-Clémence décident d’ajouter un étage au manoir. Ils édifient la villa que nous pouvons toujours admirer. 

Cette villa est aujourd’hui le siège d’Atlanpole (la technopole nantaise). Elle ne peut pas se visiter. 

 

Un parc, œuvre de Noisette

Quand Louis Lévesque décide de reconstruire la Chantrerie, les champs sont remplacés par un parc. Sa conception est confiée à Dominique Noisette, à qui l’on doit aussi celui de Procé (Nantes), ou celui du château de la Gascherie (La Chapelle-sur-Erdre).  

Noisette dessine le plan du parc en 1872. Il conserve les arbres les plus anciens, et en fait planter de nouveaux : des cèdres, un séquoia, et des pins parasol, notamment. 

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Plan du parc de la Chantrerie par D. Noisette en 1872 – source Archives municipales de Nantes (cote : 1Fi3258)

Et bien sûr, l’Erdre

Le parc de la Chantrerie borde l’Erdre sur environ 1 kilomètre. Cette rive boisée peut être arpentée avec le même bonheur en toute saison. 

Orientée à l’est, elle est un lieu parfait pour observer les couchers de soleil sur la rive opposée de la rivière. Été comme hiver, les couleurs du crépuscule réservent de magnifiques surprises. 

Á la belle saison, on ne se lasse pas de la parade des embarcations de tous types qui fendent le flot large de la rivière.   

Enfin, il y a cette vue imprenable (dans la partie nord du parc) sur le château de la Gascherie.

Le château de la Gascherie, sur la rive droite de l’Erdre

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La Gascherie sur la rive opposée de l'Erdre